L'impermanence des choses

Pelerin

Des crises multiples jalonnent le parcours humain. Elles sont régies par l'attachement et le détachement : attachement de l'enfant à son environnement proche, attachement de l'adolescent à son contexte social, attachement de l'adulte à son confort et aux personnes aimées, attachement du vieillard au passé qu'il regrette. Chaque attachement verra, tôt ou tard, s'imposer une nécessité de détachement, qui se fait de manière plus ou moins brutale et douloureuse, selon les êtres et les périodes.

Un jour ceci ou cela disparaîtra (du moins en tant qu"entité limitée") et à tout jamais, laissant juste un peu de sa propre vapeur, une fumée qui, elle aussi, s'effacera dans le vent. La sagesse serait de ne pas s'attacher à cette image, d'éviter de s'accrocher si fortement à cette branche qui nous conforte par peur du vide, mais de laisser la chose fluctuante se transformer «au gré des circonstances de la vie» ( une des définitions de la liberté). Si on ne peut rester éternellement jeune physiquement (évidence), il nous est possible, en revanche, d'entrer en contact avec cette partie de nous qui ne périt pas et qui, elle, est là en permanence, toujours libre, indépendamment des conditions égotiques, qualités ou défauts, physiques ou humains, attribués par nos passés respectifs et auto-entretenus, nous valorisant ou nous dévalorisant

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